Bienvenidos

On this page, you will find the artworks from this exhibition in English and French.
If you are interested in another language, feel free to reach out to me.
If you have any questions about the works on my website, I’ll be happy to answer them.

🇫🇷

Sur cette page, vous trouverez les œuvres de cette exposition en anglais et en français.
Si vous souhaitez une autre langue, n’hésitez pas à me contacter.
Si vous avez des questions concernant les œuvres sur mon site, je serai ravie d’y répondre.

Bonne visite.

Enjoy your visit.

In a peaceful light

got lost the world

🇬🇧

Oil on canvas

In 1901, Gustav Mahler composed the song I Am Lost to the World, based on an interpretation of the poem of the same name by Friedrich Rückert.

Each of us has our own interpretation of poems, songs, and images.

To be lost to the world seems to me, personally, both something unfortunately necessary and at the same time something wonderful. We are still born with a stamp upon our foreheads, shaped by where we are born, by the system, and by the conditions in which we grow up.

These images, ideas, roles, opinions, imagined tasks, and obligations must first be buried within our own thoughts. We must become lost to this world—perhaps even unreachable for a while—before we dare to reposition ourselves within it, so that we can face it with dignity.

“I have died to the world’s tumult,
And rest in a quiet realm.
I live alone in my own heaven,
In my love, in my song!”

These lines from Rückert’s poem are the feeling that rises within me when I look at this painting.

If you look closely, you will find overpainted areas—earlier versions of this image that had to die in order for it to become what it is now, and to radiate the stillness it now holds.

Dans une douce lumière

Je me suis perdu(e) pour le monde

🇫🇷

Huile sur toile

En 1901, Gustav Mahler compose le lied Je suis perdu pour le monde, basé sur une interprétation du poème du même nom de Friedrich Rückert.

Chacun de nous a sa propre interprétation des poèmes, des chansons et des images.

Être perdu pour le monde me semble, à titre personnel, à la fois quelque chose de malheureusement nécessaire et en même temps de merveilleux. Nous naissons encore avec une sorte de marque sur le front, déterminée par l’endroit où nous naissons, le système dans lequel nous grandissons et les conditions qui nous entourent.

Ces images, idées, rôles, opinions, tâches imaginées et devoirs doivent d’abord être ensevelis dans nos propres pensées. Nous devons ainsi devenir perdus pour ce monde—peut-être même inaccessibles pendant un temps—avant d’oser nous y repositionner, afin de pouvoir lui faire face avec droiture.

« Je suis mort au tumulte du monde,
Et je repose dans un lieu paisible !
Je vis seul dans mon ciel,
Dans mon amour, dans mon chant ! »

Ces vers du poème de Rückert sont le sentiment qui s’élève en moi lorsque je regarde cette œuvre.

Si vous regardez attentivement, vous découvrirez des zones recouvertes—des états antérieurs de l’image qui ont dû disparaître pour qu’elle devienne ce qu’elle est aujourd’hui et pour qu’elle puisse dégager la paix qu’elle porte désormais.

Queen

🇬🇧

In this work, a watercolor sketch, a pastel sketch, a photograph, and an oil painting come together to form a new image. Digitally, I combine the individual stages of the process into a new, unified whole.

In doing so, I want to show that it is not only the finished oil painting that holds value, but the entire development—the steps, the changes, and the unexpected turns, whether on the canvas or in life, that are all part of it. The process itself is an immeasurable and deeply valuable work of art.

The piece is named after a line from Jimi Hendrix: “The Wind Cries Mary.” His songs are lyrical works of art to me.

A broom is drearily sweeping
Up the broken pieces of yesterday’s life
Somewhere, a queen is weeping
Somewhere, a king has no wife

Queen

“Reine”

🇫🇷

Dans cette œuvre, une esquisse à l’aquarelle, une esquisse au pastel, une photographie et une peinture à l’huile se réunissent pour former une nouvelle image. Numériquement, je rassemble les différentes étapes du processus en un nouvel ensemble.

Par cela, je souhaite montrer que ce n’est pas seulement la peinture à l’huile achevée qui constitue l’œuvre, mais l’ensemble du développement—les étapes, les transformations et les détours inattendus, sur la toile comme dans la vie, qui en font partie. Le processus en lui-même est une œuvre d’art inestimable et précieuse.

L’œuvre tire son titre d’une ligne de Jimi Hendrix : « The Wind Cries Mary ». Ses chansons sont pour moi de véritables œuvres lyriques.

A broom is drearily sweeping
Up the broken pieces of yesterday’s life
Somewhere, a queen is weeping
Somewhere, a king has no wife

Un balai balaie tristement
Les fragments brisés de la vie d’hier.

Quelque part, une reine pleure,
Et quelque part, un roi est seul.


to an unknown woman

🇬🇧

I dedicate this work to a woman whose name I do not know. A woman I am not allowed to form an image of—and yet had to, in order to understand.

We encountered her during a cycling trip in Italy in the summer. She was walking silently along a road. Beside her, a man was driving slowly in a car, speaking to her insistently. Something was not right.

We turned around and approached her—without a shared language.

The man drove off. She remained silent. We followed her for a while. At the end of the road, he returned. He touched her in a way that crossed a boundary. We stepped in between them. She did not react, but later got into his car.

Her gaze: direct, determined, hopeless. It has stayed with me ever since.

I tried to create a portrait of her with the help of AI. But none of the images captured her expression. What I produced was shaped by my own projections, assumptions, and clichés. In truth, I know nothing.

And yet, her portrait is present in this work—embedded in layers, alongside fragments from Beware My Love and a portrait of Nina Simone.

She remains unknown. And a companion to my thoughts.

zum Video

pour une inconnue

🇫🇷

Je dédie cette œuvre à une femme dont je ne connais pas le nom.
À une femme dont je n’ai pas le droit de me faire une image —
et dont j’ai pourtant dû créer une image pour comprendre.

Nous l’avons rencontrée en été, lors d’un voyage à vélo en Italie.
Elle marchait en silence le long d’une route, à côté d’elle, un homme roulait en voiture et lui parlait avec insistance. Quelque chose n’allait pas.

Nous avons fait demi-tour, nous lui avons parlé —
sans langue commune. L’homme est reparti. Elle est restée silencieuse.

Nous avons marché derrière elle pendant un moment.

Au bout de la route, il est revenu. Il l’a touchée de manière déplacée.
Nous nous sommes interposés. Elle n’a pas réagi, mais est finalement montée dans sa voiture.

Son regard : direct, déterminé, sans espoir.
Il me poursuit encore aujourd’hui.

J’ai tenté de créer un portrait à l’aide de l’IA. Mais aucune image ne rendait son expression.
Ce que j’ai produit était teinté de mes propres projections,
de suppositions, de clichés. En vérité, je ne sais rien.

Son portrait est pourtant présent dans cette œuvre — intégré en couches,
aux côtés de fragments de Beware My Love et d’un portrait de Nina Simone.

Elle demeure une inconnue.
Et une compagne de mes pensées.

Video


Mascha

🇬🇧

“Snapshot: Paris” (excerpt) – Mascha Kaléko

Paris, my beloved Paris,
You still rhyme with paradise—
You home of the homeless.

You are still eighteen…

She lived in many places—out of necessity—and transformed everything into a form of poetry that remains deeply relevant today. In Paris, the lighter part of her—the artistic free spirit—found a place.

It was important to me to bring her face into this exhibition.

Just as the voice and spirit of Nina Simone accompany me through her music, Mascha Kaléko’s words have become faithful companions on my journeys.

What can be said about a woman who found her home in poetry because she was denied any other?

Drawing her face became a process of immersion. For a long time, I saw nothing but her face and her words.

In the background, two photographs merge: a road leading up to Mount Teide and a volcanic landscape with steps. The beauty of these dark terrains seemed made for her.

In a world so often driven by fear, her words hold quiet strength.

Wherever I go, a word of Mascha’s will travel with me—
even if only beneath the sole of my shoe.

Mascha

🇫🇷

« Instantané : Paris » (extrait) – Mascha Kaléko

Paris, mon cher Paris,
Tu rimes encore avec paradis—
Toi, patrie des sans-patrie.

Tu as toujours dix-huit ans.

Elle a vécu en de nombreux lieux—par nécessité—et a transformé cela en une poésie d’une actualité saisissante. À Paris, la part légère en elle—l’esprit libre artistique—avait trouvé sa place.

Il m’importait d’emporter son visage dans cette exposition.

Tout comme la voix et l’esprit de Nina Simone m’accompagnent, les mots de Mascha Kaléko sont devenus des compagnes fidèles de mes voyages.

Que dire d’une femme qui a trouvé refuge dans la poésie parce qu’on ne lui en a laissé aucun autre ?

Dessiner son visage fut une immersion. Pendant longtemps, je n’ai vu que son visage et ses mots.

À l’arrière-plan, deux images se rencontrent : une route menant au Teide et un paysage volcanique. La beauté de ces terres sombres semblait faite pour elle.

Dans un monde souvent guidé par la peur, ses mots portent une force silencieuse.

Où que j’aille, un mot de Mascha m’accompagnera—
ne serait-ce que sous la semelle de ma chaussure.

Bernarda y Lola

🇬🇧

This artwork portrays Bernarda—the grandmother of my friends—and was created to mark the birth of her great-granddaughter Lola. An old black-and-white photograph of Bernarda in her youth served as the reference. I recreated it in pencil for this piece.

Bernarda was a devout and warm-hearted woman with a strong sense of justice. Her daughter Berta—one of twelve children—spoke of her with great respect. Despite a life marked by hardship, Bernarda taught each of her children to read, write, and do arithmetic—regardless of gender. In doing so, she laid the foundation for education and participation within her family.

Her granddaughters—Lola’s mother and aunt—are now actively committed to equality.

She accompanies us on our shared journeys—that is how it feels to me since I came to know the image and her story. In moments of headwind, when setting off or arriving: she is there.

Bernarda y Lola is a work about female lineages, about transmission, responsibility, and inner strength. It is a work about connection—between generations, across borders, along the paths we continue to walk.

Bernarda y Lola

🇫🇷

Cette œuvre représente Bernarda—la grand-mère de mes amies—et a été réalisée à l’occasion de la naissance de son arrière-petite-fille Lola. Une ancienne photographie en noir et blanc montrant Bernarda dans sa jeunesse a servi de modèle. Je l’ai redessinée au crayon pour cette œuvre.

Bernarda était une femme croyante, chaleureuse et dotée d’un profond sens de la justice. Sa fille Berta—l’une de douze enfants—parlait d’elle avec un grand respect. Malgré un quotidien difficile, Bernarda a appris à chacun de ses enfants à lire, écrire et compter—indépendamment de leur genre. Elle a ainsi posé les bases de l’éducation et de la participation au sein de sa famille.

Ses petites-filles—la mère et la tante de Lola—s’engagent aujourd’hui activement pour l’égalité.

Elle nous accompagne lors de nos voyages communs—c’est ainsi que je le ressens depuis que je connais cette image et son histoire. Dans les moments de vent contraire, au départ comme à l’arrivée : elle est là.

Bernarda y Lola est une œuvre sur les lignées féminines, sur la transmission, la responsabilité et la force intérieure. C’est une œuvre sur le lien—entre les générations, au-delà des frontières, sur les chemins que nous continuons de parcourir.



“Fais attention, mon amour”

🇫🇷

Dans une ville étrangère, après un travail éprouvant que je voulais quitter depuis longtemps sans oser franchir le pas, j’ai découvert le portrait de Melanie Heim dans le couloir de mon hébergement.

« Sois avisée. Prends soin de toi. Ne te laisse pas berner. »
C’est ce que j’ai lu pour moi-même dans son regard.

Plus tard, la propriétaire de la maison d’hôtes m’a raconté qu’elle avait acheté ce tableau sur un marché à Paris—elle aussi s’est souvent demandé qui était cette femme et quelle pouvait être son histoire.

Je l’ai photographiée et ai ainsi emporté son image avec moi en voyage. Lors de mon voyage à vélo à travers l’Italie, je l’ai peinte à nouveau—à l’aquarelle. De retour chez moi, j’ai réalisé un dessin au pastel et aux crayons polychromes. Cette œuvre est également présentée dans l’exposition.

Par la suite, j’ai poursuivi le travail sur son portrait de manière numérique, réalisé un cyanotype, et l’ai intégrée dans l’œuvre À une inconnue.

Un tirage limité de cette œuvre a été vendu aux enchères lors d’une vente caritative pour 600 euros. Depuis lors, le principe suivant s’applique : aucun autre tirage de cette œuvre ne sera vendu à un prix inférieur.

Beware my Love

🇬🇧

In a foreign city, after a dreadful job I had long wanted to leave but did not dare to let go of, I encountered the portrait of Melanie Heim in the hallway of my accommodation.

“Be wise. Take care of yourself. Don’t let anyone make a fool of you.”
That is what I read for myself in her gaze.

Later, the owner of the guesthouse told me that she had bought the painting at a market in Paris—she, too, had often wondered who this woman was and what her story might be.

I photographed her and, in doing so, took her image with me on a journey. During my cycling trip through Italy, I painted her anew—in watercolor. Back home, I created a drawing in pastel and polychrome pencil. This work is also part of the exhibition.

Later, I continued to transform her portrait digitally, created a cyanotype, and incorporated her into the piece To an Unknown Woman.

Calle Geli

🇬🇧

Geli is one of the oldest women in the village—and at the same time one of the first in Punta Prieta(Tenerife). Her parents were among the people who originally settled this place.

I met her in 2024, when I noticed her cleaning the village square and became curious about those who take responsibility for this place.

This piece also includes a photograph of her mother—taken at a time when a paved road was still far from reality. Another photograph shows her daughter in a light-colored dress, playing on the still unpaved village road—a scene from the third generation.

Today, I ride on asphalt through Punta Prieta. Geli and her husband José welcome us with great hospitality and tell us about the beginnings of the village, about a life full of work—but also full of dance and joy. They speak of how they once moved through the streets with a band, celebrating life, but also of how many things have become more difficult.

We exchange music and cultural knowledge, sharing good food and warm companionship.

A road where you have encountered hospitality remains—whether paved or not—a special place forever.

“Calle Geli”

“Rue Geli”

🇫🇷

Geli est l’une des femmes les plus âgées du village—et en même temps l’une des premières habitantes de Punta Prieta (Tenerife). Ses parents faisaient partie de ceux qui ont autrefois fondé ce lieu.

Je l’ai rencontrée en 2024, en la voyant nettoyer la place du village, ce qui a éveillé ma curiosité pour celles et ceux qui prennent soin de cet endroit.

Cette œuvre intègre également une photographie de sa mère—prise à une époque où une route asphaltée était encore impensable. Une autre photographie montre sa fille en robe claire, jouant sur la route du village encore non asphaltée—une scène de la troisième génération.

Aujourd’hui, je traverse Punta Prieta sur l’asphalte. Geli et son mari José nous accueillent avec une grande hospitalité et nous racontent les débuts du village, une vie faite de travail, mais aussi de danse et de joie. Ils évoquent le temps où ils parcouraient les rues avec un groupe de musique, célébrant la vie, mais aussi le fait que beaucoup de choses sont devenues plus difficiles.

Nous échangeons musique et savoirs culturels, autour de bons repas et d’une chaleureuse convivialité.

Une route où l’on a rencontré l’hospitalité reste—qu’elle soit asphaltée ou non—à jamais un lieu particulier.

“Calle Dulce”

“Rue Dulce”

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Soyons honnêtes—de cycliste à cycliste : que serait le voyage à vélo sans cet endroit où l’on trouve une boisson fraîche, un très bon café—oui, du café !—et peut-être même une petite douceur ou quelque chose de salé ? Ce ne serait que la moitié du plaisir.

Quelle valeur a une telle pause lorsqu’une personne accueillante se tient derrière le comptoir—même si nous savons tous, ou du moins devinons, combien il est exigeant de travailler jour après jour dans un petit lieu comme celui-ci, de se lever tôt, de tout préparer et d’accueillir les clients.

La femme sur cette image se fait appeler Dulce. Elle tient le seul bar de Punta Prieta. Ici, vous la voyez en train de couper des pommes de terre pour ce qui est peut-être la meilleure tortilla du monde.

Une belle part de tortilla après une longue étape, une boisson fraîche et un espresso—difficile de faire mieux.

Dulce m’a raconté qu’elle avait un jour quitté son travail de bureau. Aujourd’hui, elle travaille beaucoup, mais elle est plus heureuse—pas toujours, mais souvent. Son rêve : voyager à travers le monde et photographier.

Et même si Dulce n’est pas encore en route—avec son accord, je peux emporter son image avec moi et la partager avec le monde.

Calle Dulce

🇬🇧

Now honestly—from one cyclist to another: what would cycling be without that one place where you can get a cold drink, a really good coffee—yes, coffee!—and maybe even a small sweet treat or something savory? It would only be half as good.

How valuable such a break is when there’s a friendly person behind the counter—even though we all know, or at least suspect, how demanding it is to work day after day in a small place like this, to get up early, prepare everything, and welcome guests.

The woman in this image calls herself Dulce. She runs the only bar in Punta Prieta. Here you see her cutting potatoes for what might be the best tortilla in the world.

A generous slice of tortilla after a long ride, a cold drink, and an espresso—it hardly gets better than that.

Dulce told me that she once quit her office job. Now she works a lot, but she’s happier—not always, but often. Her dream: to travel the world and take photographs.

And even though Dulce isn’t on the road just yet—with her permission, I get to take her image with me and share it with the world.

Marie de los Gatos

🇬🇧

Along the beautiful coastal road toward Punta Prieta, many cats live. Around every bend, a different one—or several. Over time, you begin to know where each of them belongs.

Many, however, have no home. Every evening, they wait for Marie to pass by in her small white car, headlamp on, a warm heart and food with her.

Each evening, Marie feeds the cats at the feeding station—and she is there for the two hedgehogs who have settled there as well.

Cats, whether strays or house cats, are special companions and sources of encouragement for me on my journeys. All the more grateful I am for those who care for these animals and offer them love.

Thank you, Marie.

“Marie de los Gatos”

🇫🇷

Le long de la belle route côtière en direction de Punta Prieta, vivent de nombreux chats. À chaque virage, un autre—ou plusieurs. Avec le temps, on apprend à savoir où chacun d’eux se trouve.

Beaucoup, cependant, n’ont pas de foyer. Chaque soir, ils attendent que Marie passe avec sa petite voiture blanche, la lampe frontale allumée, le cœur chaleureux et de la nourriture avec elle.

Chaque soir, Marie nourrit les chats à la station de nourrissage—et elle est aussi là pour les deux hérissons qui s’y sont installés.

Les chats, qu’ils soient errants ou domestiques, sont pour moi des compagnes particulières et des sources de courage lors de mes voyages. Je suis d’autant plus reconnaissante envers celles et ceux qui prennent soin de ces animaux et leur offrent de l’amour.

Merci, Marie.

Amijah

🇬🇧

Amijah (6) is the daughter of one of the dearest people in my life. Because of the distance, we rarely see each other. But when we do, I try to store as many beautiful images as possible in my mind and carry them with me.

I remember clearly the moment when the photograph that serves as the basis for this artwork was taken. During a walk in the evening sun, she drifted into her own world, holding two leaves in her hands.

Dreaming children are a beautiful sight… I was glad that the click of the camera did not pull her out of it.

That evening, her mother told me that Amijah often wishes she had blonde hair in order to fit the norm, as all the Connies, Princess Lillifees, and countless Disney princesses leave their mark—and with it, ideals—in the minds of young girls.

When I later looked at the image of the dreaming Amijah, I thought of this, and my heart grew heavy again. Ever since I have known her mother, I have tried to draw her. But drawing someone you deeply love is not easy… Rarely does what appears on paper match the feelings you have when you look at that person.

Nevertheless, I decided to capture this image of her daughter Amijah in pastel. Admittedly… I had my doubts about the result here as well. But the memory I carry within me remained alongside it, and so, for once, I chose not to discard the work, but instead to include it in this exhibition.

What do your children’s books and toys look like? Do they reflect diversity and the richness of human experience—or are they shaped by a single, standardized image of society?

“Amijah”

🇫🇷

Amijah (6 ans) est la fille de l’une des personnes les plus chères à mon cœur. À cause de la distance, nous nous voyons rarement. Mais lorsque nous nous retrouvons, j’essaie d’emporter avec moi autant de belles images que possible, en les gardant en mémoire.

Je me souviens très bien du moment où la photographie, qui sert de base à cette œuvre, a été prise. Lors d’une promenade au soleil du soir, elle s’est plongée dans son propre monde, tenant deux feuilles dans ses mains.

Les enfants rêveurs sont un spectacle merveilleux… J’étais heureuse que le déclencheur de l’appareil ne la tire pas de cet instant.

Ce soir-là, sa mère m’a raconté qu’Amijah souhaitait souvent avoir les cheveux blonds pour correspondre à la norme, car toutes les Connies, les Princesses Lillifee et les innombrables princesses Disney laissent leur empreinte—et avec elle, des idéaux—dans l’esprit des jeunes filles.

Lorsque j’ai regardé plus tard l’image d’Amijah rêveuse, j’y ai repensé, et mon cœur s’est à nouveau alourdi. Depuis que je connais sa mère, j’essaie de la dessiner. Mais dessiner une personne que l’on aime profondément n’est pas chose facile… Rarement le résultat sur le papier correspond aux émotions que l’on ressent en regardant cette personne.

Malgré tout, j’ai décidé de saisir cette image de sa fille Amijah en pastel. Je l’avoue… ici aussi, j’ai douté du résultat. Mais le souvenir que je porte en moi existait en parallèle, et j’ai donc choisi, pour une fois, de ne pas rejeter cette œuvre, mais de l’inclure dans cette exposition.

À quoi ressemblent les livres et les jouets de vos enfants ? Représentent-ils la diversité et la richesse des êtres humains—ou bien ne sont-ils qu’un modèle uniforme, reflet d’une norme dominante de notre société ?

“Pedalando sotto le ali”

🇫🇷

(Pédalant sous les ailes)

Cyanotype sur papier Hahnemühle

Édition limitée, de 2025

L’inspiration de cette œuvre est née lors d’un voyage à vélo à Ponte di Legno, en Italie. L’aquarelle de paysage qui en a résulté est associée à l’image d’un cygne qui m’a un jour survolée le long de mon parcours favori à Magdebourg, près de l’Umlauf-Ehle.

Ce sont des moments précieux—lorsque, assise sur mon vélo, je suis accompagnée pendant quelques secondes par un oiseau qui glisse à mes côtés, tandis que je pédale sous lui.

“Pedalando sotto le ali”

🇬🇧

(Pedaling beneath wings)

Cyanotype on Hahnemühle paper

limited print from 2025

The inspiration for this work arose during a cycling trip in Ponte di Legno, Italy. The resulting landscape watercolor is combined with the image of a swan that once glided above me along my favorite route here in Magdeburg, by the Umlauf-Ehle.

These are wonderful moments—when I sit on my bicycle and, for a few seconds, am accompanied by a bird that glides alongside me for a short stretch, while I pedal beneath it.